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Endométriose et Travail : Vos Droits et Solutions (RQTH, Arrêt)

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Équipe Endocare

Rédaction Endocare

Vie Sociale
15 janvier 20269 min
Endométriose et Travail : Vos Droits et Solutions (RQTH, Arrêt)

Endométriose et Travail : Gérer la Maladie au Quotidien (Droits & Solutions)

Concilier endométriose et vie professionnelle est un défi majeur. Fatigues, douleurs imprévisibles, arrêts maladie répétés... Comment tenir le coup sans sacrifier sa carrière ? Découvrez vos droits (RQTH, mi-temps) et nos conseils pour adapter votre poste.

Femme active gérant sa douleur au bureau

L'impact invisible sur la carrière

L'endométriose ne s'arrête pas à la porte du bureau. Selon les études, la maladie provoquerait une perte de productivité de 11h par semaine (présentéisme douloureux ou absentéisme). C'est une réalité qu'il ne faut pas cacher : travailler avec une douleur chronique est épuisant.

Les difficultés les plus courantes :

  • L'imprévisibilité : Impossible de prévoir une crise ou une fatigue intense.
  • La position assise prolongée : Elle comprime le bassin et aggrave les douleurs (surtout en cas d'atteinte du nerf pudendal ou sciatique).
  • L'incompréhension : Les remarques du type "encore malade ?" ou "c'est juste des règles" isolent.

Faut-il en parler à son employeur ?

C'est une décision personnelle. Vous n'avez aucune obligation légale de révéler votre diagnostic. Cependant, en parler peut débloquer des aménagements.

À qui en parler ?

  • Au Médecin du Travail : C'est votre allié n°1. Il est soumis au secret médical absolu (il ne dira PAS à votre patron que vous avez de l'endométriose, sauf si vous l'autorisez). Il peut préconiser des aménagements de poste obligatoires pour l'employeur.
  • Au Manager / RH : Si vous avez une relation de confiance, expliquer que vous avez une "maladie chronique" (sans forcément entrer dans les détails gynécologiques) permet de justifier certaines absences ou besoins de flexibilité.

La RQTH : Un bouclier protecteur

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) fait souvent peur. "Je ne suis pas handicapée !". Pourtant, au sens de la loi, toute maladie chronique impactant le travail est un handicap. L'endométriose est reconnue comme une ALD (Affection Longue Durée) hors liste (ALD 31) dans les formes sévères, et ouvre droit à la RQTH.

Pourquoi demander la RQTH ?

  • Aménagements de poste : Siège ergonomique, bureau assis-debout, jours de télétravail supplémentaires.
  • Aménagement d'horaires : Arriver plus tard le matin, temps partiel thérapeutique.
  • Protection : L'employeur a une obligation de maintien dans l'emploi. Vous bénéficiez d'un suivi renforcé par la médecine du travail.
  • Financement : L'AGEFIPH peut financer vos équipements ou formations de reconversion.

La demande se fait auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Le dossier est long (6 à 12 mois), commencez tôt !

5 Astuces pour survivre au bureau

  1. Le Kit de Survie : Gardez toujours dans votre tiroir une bouillotte (électrique ou à eau si vous avez une bouilloire), vos anti-douleurs, des tisanes et un coussin ergonomique.
  2. Le Télétravail Flex : Négociez des jours flottants adaptables selon votre cycle. Télétravailler pendant les règles change la vie (confort, chaleur, pas de transports).
  3. Bougez : Levez-vous toutes les heures. Faites quelques étirements discrets du bassin. L'immobilité est l'ennemie.
  4. La Micro-Sieste : Si vous avez une salle de repos, 15 min de repos allongé à midi valent mieux que 3 cafés (qui sont inflammatoires !).
  5. Osez dire STOP : Si la douleur est à 8/10, rentrez chez vous. Le présentéisme (rester en souffrant) aggrave l'état de santé et mène au burn-out.

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L'Arrêt Maladie : Pas de culpabilité

L'endométriose est une maladie réelle. Si vous ne pouvez pas tenir debout, votre place n'est pas au travail. Un arrêt maladie permet d'éviter l'aggravation des symptômes. Pour les arrêts fréquents et courts, discutez avec votre médecin du travail de l'opportunité d'un Mi-temps Thérapeutique : cela permet de travailler à temps partiel tout en touchant son salaire complet (complété par la sécu), pour récupérer ses forces.

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